Après plusieurs semaines perturbées par les émanations de sargasses, les élèves du collège Robert 3 ont fait leur rentrée dans un nouvel établissement. Une relocalisation provisoire vers le collège Paul-Symphor, mise en place pour garantir la sécurité sanitaire et assurer la continuité des cours en présentiel.
Dès la fin du mois de mars, l’établissement avait été contraint de fermer temporairement et de basculer en enseignement à distance. En cause : des niveaux d’hydrogène sulfuré relevés au-dessus des seuils d’alerte par l’Agence régionale de santé, accompagnés de premiers signalements de symptômes. Par mesure de précaution, la communauté scolaire avait été éloignée du site, avec une continuité pédagogique assurée en ligne.
Une reprise en présentiel sur un autre site
Pour la rentrée du 20 avril, la Collectivité Territoriale de Martinique a acté une solution d’urgence : le transfert provisoire des 354 élèves et du personnel vers le collège Paul-Symphor, toujours au Robert. Le lundi 13 avril, Serge Letchimy, président du conseil exécutif, s’est rendu sur place pour faire le point sur les préparatifs. Des salles modulaires ont été installées en urgence et certains bâtiments existants doivent être réaménagés pour accueillir cette nouvelle population scolaire. Avec l’arrivée des élèves de Robert 3, l’établissement d’accueil comptera près de 620 élèves. L’organisation du site a donc dû être repensée : entrées distinctes, circulation des élèves, accès des bus et stationnement font l’objet d’ajustements pour garantir un fonctionnement fluide.
Une solution temporaire dans un contexte sanitaire tendu
Cette relocalisation intervient après l’abandon d’une autre piste, qui envisageait un transfert vers un établissement au François, jugé trop long à mettre en place en raison des travaux nécessaires.
Pour les autorités, l’objectif reste clair : assurer la sécurité sanitaire avant tout. Les relevés effectués sur le site de Pontaléry ont confirmé un risque trop important pour envisager une reprise sur place à court terme.
La CTM insiste toutefois sur le caractère provisoire de cette solution. En parallèle, des actions se poursuivent pour limiter l’impact des sargasses dans la zone, avec des opérations de ramassage et des dispositifs de protection renforcés. À plus long terme, des solutions durables sont à l’étude afin de permettre un retour dans des conditions normales, notamment en vue de la rentrée scolaire 2026.
M.C le 17/04/2026





