Démarrée le 17 mars, la mobilisation des chauffeurs de Transaglo ne trouve pas d’issue. Après avoir trouvé un accord pour une revalorisation salariale, la direction refuse de payer les jours de grève alors que les grévistes souhaitent être payés.
Pour rappel, Martinique Transport a publié un communiqué le 12 mai, indiquant qu’un accord sur une revalorisation salariale avait été acté : “Conflit social Transaglo : une avancée majeure […] Les négociations menées ont permis d’acter deux points majeurs attendus par les salariés :
–L’engagement du lancement d’un processus d’harmonisation des salaires lors de la mise en place de la future Délégation de Service Public (DSP)
-Une revalorisation salariale de 4% dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) en cours.”
Après la publication de cette information, beaucoup de personnes ont cru qu’il s’agissait de l’aboutissement de plus de 2 mois de grève. Mais le lundi 18, la CGTM a organisé une opération molokoy au départ du dépôt du Lareinty au Lamentin, jusqu’au siège de Martinique Transport à l’Etang Z’Abricot à Fort-de-France.
Pour le syndicat, il est impossible de lever le mouvement de grève sans paiement entier des jours de grèves des salariés de Transaglo. Le comité de grève des salariés grévistes de Transaglo exige le paiement des jours de grève :
“Martinique Transport mentionne qu’ “un dernier point relatif aux jours de grève demeure en discussion entre la direction de Transaglo et les salariés. Martinique Transport appelle l’ensemble des parties à poursuivre les échanges dans un climat constructif”.
Martinique Transport, en sa qualité de donneur d’ordre, d’autorité organisatrice unique des mobilités, a une grande responsabilité dans cette situation et sa persistance. […]
Dans ce conflit, les salariés ont fait des concessions importantes en acceptant :
• De reporter la date de la mise œuvre de l’harmonisation des salaires et avantages ;
• De revoir à la baisse leurs revendications salariales
Les salariés ne peuvent se contenter de déclarations se contentant de les “féliciter d’avoir été ceux qui ont eu le mérite de poser la problématique de l’harmonisation au sein de la profession et sur le territoire« . Ça suffit !
À ce jour, nous salariés, attendons notamment que Martinique Transport reconnaissant ses responsabilités dans le conflit, prenne à sa charge les jours non travaillés que les chauffeurs de TRANSAGLO, dans leur bon droit, ont été obligés d’effectuer à leur total détriment.”
La médiation devrait permettre de trouver un compromis. Le gérant de Transaglo reste ferme : payer les jours de grève, c’est encourager d’autres mobilisations.
Entre-temps, des usagers se retrouvent toujours sans transports publics.
J-PM 21/05/2026





