Le 1er mai de cette année 2026 a lieu dans un contexte de tension internationale à cause de l’agression américano-israélienne en Iran et au Liban.
Elle a déclenché un choc pétrolier considérable qui perturbe l’économie mondiale et frappe celles de l’Europe et de la France dont dépendent politiquement les pays néocoloniaux dénommés départements d’outre-mer.
La menace de hausse des prix, de recul de l’activité économique et donc de hausse du chômage et de baisse du pouvoir d’achat est réelle, selon la plupart des experts des organismes internationaux capitalistes (FMI, OCDE, etc). D’autant que l’économie martiniquaise 2025 a enregistré déjà un recul de l’activité, une poussée du chômage et une montée des défaillances d’entreprises et d’autres phénomènes négatifs.
Pour satisfaire leurs besoins essentiels les couches moyennes et populaires sont poussées à s’endetter encore plus et à puiser dans leurs maigres économies.
Les travailleurs martiniquais continuent à se battre contre les méfaits du capitalisme et la politique anti-sociale du gouvernement Macron.
La grave crise dans le secteur du transport public soulève la question de l’égalité des rémunérations des travailleurs de ce service public et celle non moins cruciale de son financement insuffisant par l’Etat.
Les collectivités locales subissent des coupes sombres de la part du même Etat dans leurs ressources et tentent d’éviter de répercuter cette austérité sur leurs personnels et les usagers. Elles sont acculées à s’endetter quand ce n’est pas à accroître les impôts locaux.
Une nouvelle campagne se fait jour en Europe pour supprimer l’octroi de mer accusé mensongèrement de provoquer la vie chère alors qu’il constitue un apport majeur pour nos collectivités locales et participe à une relative protection de notre faible production locale et de l’emploi.
Les travailleurs martiniquais ont donc toutes les raisons de se mobiliser pour condamner la politique du pouvoir macronien et exiger de mesures de sauvegarde contre les effets mortifères de la crise capitaliste internationale.
Ils ont aussi raison de s’opposer aux capitalistes de ce pays qui veulent leur faire payer les retombées de la crise. C’est de la légitime défense qui demande que nous soyons confiants en nous.
Le Parti Communiste martiniquais leur apporte son soutien dans ces combats de résistance qui en même temps visent à empêcher que le Pays ne sombre dans le déclin et la régression.
Car, au-delà de la nécessaire exigence de survie pour assurer ses dépenses vitales de la vie courante, notre peuple en ce 1er mai se doit d’avoir en tête la conscience de son avenir en responsabilité, identité et dignité.
C’est pourquoi l’heure est au rassemblement des forces démocratiques, progressistes et anticolonialistes.
La lutte contre les guerres impérialistes et pour la paix des peuples se doit d’être au centre de ce 1er mai 2026.
Confiance en nous-mêmes !
Michel Branchi (27/04/2026)





