Une intersyndicale composée du Comité Sociale d’Entreprise de l’Institut Martiniquais de Formation Professionnelle pour Adultes (IMFPA), de la CGTM, de l’UGTM, de la CDMT et la CFDT, a adressé un courrier au président de l’IMFPA, pour demander un rendez-vous en urgence, concernant la situation financière actuelle de la structure satellite de la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM).
Dès le 21 mai, l’intersyndicale a adressé un courrier à Charles Chammas, le président de l’IMFPA et élu dans la majorité de la CTM (Allians/PPM), pour avoir plus d’information sur la situation financière du satellite de formation. Selon l’intersyndicale, l’ensemble du personnel de l’IFMPA a été informé du retard des versements de salaires pour le mois de mai 2026 : “Cela vient se rajouter aux problématiques sociales et financières auxquelles est confronté l’Institut depuis de nombreux mois”, souligne le courrier. Les syndicats ont demandé une rencontre dans la semaine du 26 mai avec la direction.
La direction n’a pas répondu
Le 26 mai, l’intersyndicale a envoyé un courrier aux salariés de l’IFMPA pour pointer du doigt l’absence de réponse de la direction mais aussi pour organiser une journée de mobilisation qui a eu lieu le jeudi 28 mai au siège du satellite à Chateauboeuf. Pire, selon les syndicats, plusieurs problèmes montrent une situation alarmante au sein de la structure :
– Des fournisseurs et prestataires non réglés qui sollicitent directement et parfois de manière insistante le personnel ;
– L’absence de moyens matériels nécessaires au bon déroulement des formations ;
– Des charges sociales qui ne seraient plus acquittées depuis de nombreux mois ;
– Des reports d’actions de formation, notamment, celles prévues au centre pénitentiaire désormais repoussées au mois de septembre ;
– Une dégradation constante de nos conditions de travail et de la qualité du service rendu aux apprenants.
“La situation est grave. Elle engage non seulement l’avenir de l’établissement, mais également la sécurité professionnelle et sociale de l’ensemble des salariés”, s’inquiètent les syndicats.
Les syndicats ont choisi d’agir en se mobilisant pour exiger des réponses claires, des engagements précis et des mesures pour préserver les emplois mais aussi l’avenir de l’Institut.





