C’est dans une ambiance conviviale et fraternelle que s’est tenue la rentrée politique du PCM le samedi 25 avril dernier.
Innovation : un mécanisme de visioconférence avait été mis en place pour permettre aux participants qui ne pouvaient être présents de pouvoir prendre part aux débats.
Deux points à l’ordre du jour :
– Examen de la situation économique, sociale et politique ;
– Remise des cartes d’adhésion.
Il revenait au camarade Max Louis-Thérèse, membre du secrétariat provisoire, d’ordonnancer la réunion.
Après avoir accueilli les camarades et sympathisants présents, il a donné la parole au Camarade Secrétaire général Georges Erichot, actuellement en France, pour se faire soigner de problèmes de santé.
Ce dernier a engagé notre parti à demeurer le pilier de ce qu’il a nommé la “gauche sincère” par l’engagement désintéressé dans l’action publique. Il a attiré l’attention sur l’évolution de la situation en France avec l’extrême droite placée en tête des sondages pour la prochaine élection présidentielle. Il a insisté sur les menaces que font peser les guerres en Ukraine et en Iran. S’agissant des municipales en Martinique, Georges Erichot a regretté le fait qu’une partie des électeurs demandent aux maires de résoudre des problèmes qui sont hors du champ de leurs compétences. Exemple : le dossier complexe des Sargasses. D’une manière générale il a demandé que le PCM ne s’embarque pas dans le soutien démagogique de trop promettre au risque de décevoir demain.
Il revenait au camarade Michel Branchi de brosser un tableau de la situation économique et sociale du pays. S’appuyant sur les données officielles les plus récentes de l’Insee et de l’Iedom, il a montré que l’économie martiniquaise avait été en recul en 2025 : Chômage en hausse, baisse du nombre de salariés, inflation(hausse des prix) en recul sans que le niveau des prix diminue, déficit du commerce extérieur en augmentation à 3 milliards d’euros, flambée des défaillances d’entreprises (+15,6%), poussée du surendettement et des crédits à la consommation, baisse de la production de viandes (- 4,4 %), contraction des crédits d’investissement, crise dans le BTP dont le chiffre d’affaires a reculé de 5 %, ralentissement de l’épargne, etc, etc.
Il en a tiré l’enseignement que le choc pétrolier provoqué par l’agression américaine en Iran et intervenu ici en avril par une première hausse des prix des carburants a frappé un pays aux prises avec de grandes difficultés. Vu l’évolution de la situation internationale le prix du pétrole va rester haut et supérieur à 100$/baril. Michel Branchi a fait part que l’observatoire des prix annoncé une nouvelle hausse des prix des carburants au 1er mai prochain. Il a indiqué par cette instance que le prix du pétrole brut moyen est passé de 65,5 $/bbl en janvier 2026 à 128,7 $/bbl au 20 avril 2026.
Le recul économique en Europe et en France risque de se propager en Martinique.
Deux conclusions à ce panorama :
1) Défendre le pouvoir d’achat populaire et l’emploi en exigeant des mesures de protection auprès du gouvernement.
2) Continuer à lutter pour un changement statutaire afin de transformer notre modèle économique, notamment en matière de transition énergétique.
Max Louis-Thérèse a appuyé cette option d’arracher pour la Martinique des pouvoirs nouveaux et a appelé à faire des propositions au Congrès des élus avec le Gran Sanblé.
Antony Toussaint a appelé à aller sur le terrain à la rencontre des communes et de la population.
Francis Sillande, de l’Association des amis de Justice en France, a également souhaité que l’on aille au-devant des travailleurs.
Marie-Michelle Toussaint a lu un message de soutien au PCM de l’historienne et chercheure Rolande Bosphore, empêchée par une autre obligation. Elle vient de publier un nouvel ouvrage intitulé “Luttes sociales et revendications majeures à la Martinique aux XIXème et XXème siècles”.
Le camarade Fernand Occolier a procédé à la remise des cartes 2026 aussi bien pour les présents que pour les absents excusés. Il a expliqué les raisons de son engagement communiste. Il a souhaité organiser une remise des cartes au Marin.
Roger Riam, le trésorier du Parti, a invité les camarades à payer leurs cotisations selon leurs moyens pour financer les actions du Parti. Il avait auparavant déploré la dépolitisation du peuple martiniquais et estimé que nos moyens de communication n’étaient pas à la hauteur de la situation.
Une sympathique collation a clôturé la manifestation.
Il est clair que la campagne d’adhésion se poursuit.
La rédaction





