Donald Trump et le trumpisme en général sont éminemment dangereux. Le mesurer est une priorité.
Trump est enivré par certains prétendus succès militaires et jouit de la complaisance de nombreux dirigeants occidentaux, dont le président de la République française. Il est soutenu par le bellicisme de son allié israélien Netanyahou.
Cependant le piège de la guerre au Moyen-Orient et contre l’Iran s’est refermé sur son arrogance et son mépris de la culture des peuples. Comment une nation, riche de 3 000 ans d’histoire, peut-elle tolérer que le président autocrate de la première puissance du monde menace de “ramener (l’Iran) à l’âge de pierre” ou de faire en sorte que, “probablement”, “une civilisation entière va disparaître ce soir pour ne plus jamais renaître” ?
L’Union européenne, sous la houlette de la très réactionnaire présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen, préfère jeter par-dessus bord le droit international et la diplomatie et adhérer à la politique trumpiste de “la paix par la force” jusqu’au-boutiste.
“Trump et les États-Unis sont la première menace mondiale, avant la Russie, avant la Chine !”, a constaté un journaliste franco-américain. Cela montre la prise de conscience rapide de nombre d’observateurs du désordre mondial en cours.
La Chine, dans ce contexte, apparaît de plus en plus comme le principal “pôle de stabilité”, dans ce monde dangereux ravagé par le chef de la première puissance mondiale.
Le même sentiment de dangerosité est éprouvé en ce qui concerne Benjamin Netanyahou, le bourreau de Gaza, qui aujourd’hui s’applique à massacrer, occuper et détruire le Liban. A cet égard il faut se féliciter de l’échec en France la loi Yadan qui faisait un amalgame fallacieux entre antisémitisme et critique de la politique criminelle d’Israël.
Le peuple d’Iran depuis le 28 février 2026 a subi des destructions considérables et un véritable calvaire du cow-boy de Washington. Et il a riposté vaillamment. Les monarchies alliées des USA du golfe persique ont subi des dommages “collatéraux” irréversibles en raison de leur vassalité à l’égard de Trump.
Mais on doit compter aussi comme victimes de cette guerre tous les peuples qui subissent, sous une forme ou une autre, les retombées de la fermeture, par les Iraniens, du détroit d’Ormuz, une conséquence de l’agression militaire américano-israélienne du 28 février. Choc énergétique, inflation et freinage arrêt de l’économie dans beaucoup de pays et particulièrement en France. Avec des retombées négatives en Martinique et dans les DOM, dont notamment avec la flambée des redressements et liquidations d’entreprises.
Pour l’heure aucun accord de fin de la guerre n’est en vue entre les Etats-Unis et l’Iran.
Pour se venger de son revers cuisant au Moyen-Orient, le président néofasciste des Etats-Unis menace Cuba de nouvelles représailles économiques et d’une éventuelle intervention militaire. Il a inculpé Raul Castro, l’ancien président de la République révolutionnaire, comme Nicolas Maduro qu’il a kidnappé. Prélude à son enlèvement gangstérisé ?
Il est vital de combattre implacablement toute soumission à Trump.
Michel Branchi (8/06/2026)





