Journée internationale de la lutte des travailleurs : Un 1er mai 2026 marqué par l’unité syndicale

Les plus lus

Vendredi 1er mai, les organisations syndicales et politiques se sont réunies dès 8h30 à la maison des syndicats pour le traditionnel défilé du 1er mai, symbolisant la journée internationale de la lutte des travailleuses et travailleurs. Environ 1000 personnes ont défilé dans les rues de Fort-de-France.

Il y avait un air unitaire dans les rues de Fort-de-France pour ce 1er mai, journée internationale de la lutte du monde du travail. Les organisations syndicales de Martinique et les organisations dont la CGTM, la CDMT, l’UGTM, l’USAM, la CSTM, le SE-UNSA, le STTM-FA-FPT, la SNES-FSU, l’Union syndicale Solidaires, l’UFAP-UNSA Justice, Force Ouvrière, le KREY Mouvman popilè, Culture Egalité, l’Union des Femmes, et le Collectif des ouvrières et ouvriers empoisonnés par les pesticides, étaient accompagné de certains partis politiques comme le MIM, le PALIMA, Péyi’a, le Parti Communiste Martiniquais, le PPM. Le PS avec Béatrice Bellay.

Le cortège composé de plus de 1 000 personnes, est parti de la maison des syndicats jusqu’au bout du boulevard Général de Gaulle, puis s’est dirigé vers la rue François Arago avant de prendre la direction de la Rue de la liberté. Enfin, de retour sur le boulevard, le cortège est revenu à son point de départ pour un moment de festivité avec des discours et des chants pour lutter contre le système capitaliste et revendiquer les nombreux acquis sociaux obtenus lors des précédents combats.

Parmi les principales revendications, les militants ont dénoncé la cherté de la vie, notamment concernant des choses simples du quotidien comme l’eau, l’électricité, l’essence, mais aussi les abonnements téléphoniques et le coût de l’entretien des véhicules. Le 1er mai permet aussi de dénoncer les attaques du gouvernement français sous la direction d’Emmanuel Macron, mais aussi de se dresser contre l’extrême-droite. Sur le plan international, les militants se sont aussi manifestés en faveur de la Palestine, de Cuba, contre la guerre en Iran et dans les autres pays marqués par des crises géopolitiques.

Une vague rouge a envahi Fort-de-France, montrant que malgré les divergences, l’unité est possible devant les attaques scélérates du monde capitaliste.

                                                                                          J-PM

Le 1er mai c’est un symbole important pour nous. Cela marque une conquête sociale majeure. Nous avons gagné des droits qui sont aujourd’hui attaqués. Plutôt que tous les autres 1ers mai, nous devons être encore plus présents.Nous subissons toujours des attaques de nos droits.Cette année il y a un peu plus de personnes que l’année dernière quand lorsqu’on connait les attaques que nous subissons. Nous resterons vigilants face à tous les textes de lois qui pourraient sortir. Si notre 1er mai qui est sacré a été attaqué, nous ne voyons pas quel autre point pourrait ne pas l’être. 

Man an lari-a nou ka wè que gouvènman ka fouté fè ! Ou pépa di mwen kan premié mè, an dat ki sinbolik, ou lé menyen-y. Twavayè ka pran fè. Lé paran mô, yo koulé san-yo pou yo té kité an bagay ba nou ! Man ni an gran pansé ba sé kanmarad-la ki ka lité et lé politik ka tro défilé kô-yo. Yo dewo pou prochen éleksyon-yo !

Je trouve que c’est un peu mort vu les difficultés que nous traversons. Les gens ne se sont pas assez concertés ni mobilisés. Le fait syndical est entrain de diminuer d’année en année. Là, il faut redonner un coup de booster pour resensibiliser tout un chacun.A l’USAM, nous sommes un syndicat autonome et tous ceux qui sont affiliés au national, on ne peut pas négocier avec eux. Ils ne peuvent pas prendre de décisions sans passer par la France. Notre allons continuer à nous battre contre les injustices, les profitations, pour rétablir les égalités.

Le 1er mai c’est un rituel, mais aussi la lutte des travailleurs et la lutte pour nos acquis. Le secteur de la propreté prend sa part pleinement dans ce défi.Nous sommes là pour nos conditions de travail, mais aussi dans ce secteur, nous avons beaucoup de salariés à temps partiel et beaucoup d’entreprises qui ont des difficultés pour payer les salaires.Nous allons entendre très prochainement des actions au niveau de la propreté à propos de ces difficultés.Le 1er mai c’est la journée de l’unité, la solidarité, de la fraternité et aussi la détermination des travailleurs.

Nous sommes mobilisés aussi pour fêter nos histoires passées, comme le recul du projet de la suppression de cette journée fériée, chômée et payée. Nous sommes un syndicat de transformation de la société et un syndicat offensif. Nos revendications vont à l’encontre de tous ce que nous pouvons subir qui impacte la vie des travailleurs, des étudiants et des retraités. C’est aussi l’occasion de montrer notre solidarité envers les peuples qui subissent les guerres impérialistes comme Cuba, le Venezuela, la Palestine…

On pourrait dire que c’est une manifestation traditionnelle, mais chaque année, les travailleurs doivent faire remonter leurs problématiques. On voit même que le gouvernement veut s’attaquer à la journée du 1er mai. Par conséquent, la mobilisation est nécessaire. Et tous ceux qui soutiennent les travailleurs, doivent être présents dans ce défilé du premier mai. Je suis satisfait de l’unité dans le cortège en dépit des différences qu’il y a entre les syndicats. C’est un bon signe pour l’avenir des prochaines luttes.

C’est un beau 1er mai, tous les syndicats se sont rassemblés et c’était nécessaire car il y a une situation qui appelle à l’unité des travailleurs et à l’unité des peuples. Nous sommes face à des menaces de crises sociales, des menaces de crises économiques, de guerres… Le fascisme monte dans plusieurs pays. Il y a Donald Trump, le bandit principal. Les peuples n’ont qu’une seule solution : c’est se mettre ensemble et résister pour frapper !

Le 1er mai est devenu le symbole de la lutte contre toutes les oppressions : l’oppression des femmes, l’oppression des colonisés, l’oppression des peuples soumis au racisme, l’oppression des peuples soumis à la guerre, l’oppression des peuples qui défendent le climat, l’environnement. C’est toutes ces causes-là, qui se sont rassemblées autour du mouvement ouvrier pour le 1er mai. C’est un signe prometteur pour l’avenir.

                                                                                                                     

Propos recueillis par Jean-Philipp MERT

- Réclame -spot_img
- Réclame -spot_img
Dernières Actus

La nouvelle hausse des prix des carburants : Précurseur d’un recul économique et social en Martinique

La dernière hausse des carburants du 1er mai en Martinique a été très sensible. Et le public l’a perçue...
- Réclame -spot_img

Articles connexes