Abattoir de Martinique : Reprise de l’activité après des dysfonctionnements pointés

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Après la diffusion d’une vidéo dénonçant des dysfonctionnements dans les conditions d’abattage, la préfecture de Martinique annonce le maintien de l’activité de l’abattoir. Des travaux et des mesures correctives ont été mis en place, permettant une reprise normale sous surveillance renforcée.

Le 25 mars dernier, une enquête diffusée par l’association L214 a mis en lumière des conditions d’abattage jugées préoccupantes. Les images révélaient notamment des animaux saignés alors qu’ils n’étaient pas totalement inconscients, traduisant, selon les autorités, une défaillance dans le respect des règles de protection animale.Cette alerte a conduit les services de l’État à intervenir rapidement pour évaluer la situation.

Des défaillances identifiées dans le matériel

Les contrôles ont permis de pointer un problème technique au niveau du dispositif d’immobilisation des animaux. Celui-ci, adapté à des bovins de grande taille, ne permettait pas de maintenir correctement les plus petits gabarits, rendant l’étourdissement moins efficace.Une faille qui a directement impacté les conditions d’abattage, pourtant strictement encadrées.

Une restriction temporaire de l’activité

En réponse, la préfecture a pris un arrêté limitant temporairement l’activité aux seuls animaux compatibles avec les installations existantes.Dans le même temps, l’exploitant a dû procéder à des ajustements techniques et remettre à niveau ses équipes à travers des formations spécifiques sur la protection animale.

Des ajustements suivis d’une reprise encadrée

Après des travaux d’adaptation du matériel et des tests jugés satisfaisants, les restrictions ont été levées. L’abattoir a ainsi pu reprendre son activité normale, sous un contrôle renforcé des autorités. Dans son communiqué, datée du 23 avril, la préfecture précise :

Dès lors, l’arrêté préfectoral ainsi que la mise en demeure ont été levés. En conséquence, les activités […] peuvent reprendre normalement, sous une surveillance renforcée de l’administration”.

Un équipement jugé indispensable

Malgré les dysfonctionnements constatés, la préfecture insiste sur l’importance de l’abattoir pour le territoire. Sans cette structure encadrée, les autorités craignent le développement d’abattages informels, réalisés en dehors de tout contrôle sanitaire. Dans son communiqué, elle souligne : “À défaut, l’ensemble des animaux de boucherie serait abattu […] dans des conditions informelles ne garantissant ni la sécurité sanitaire des viandes […] ni le contrôle de la présence de chlordécone”. Autrement dit, l’absence d’un abattoir réglementé pourrait poser des risques à la fois pour la santé des consommateurs et pour la traçabilité des produits. Les services de l’État appellent donc à la vigilance et invitent la population à vérifier l’origine de la viande et à signaler toute situation suspecte.

M.C

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