Après le 1er et le 2nd tour des élections municipales de mars 2026, les 34 maires de Martinique ont rencontré Etienne Desplanques, préfet de la Martinique à la préfecture, le 6 mai 2026.
Il s’agissait d’un séminaire intensif organisé par la préfecture, pour aborder les principaux enjeux de leur mandature en lien avec les services de l’Etat : Sécurité, gestion financière et aménagement. Durant la journée, des études de cas concrets ont été programmées. Pour le préfet Etienne Desplanques, l’objectif est de transmettre des réflexes notamment aux nouveaux maires. Les représentants de l’État, notamment le procureur de la République, le commandement de la gendarmerie nationale ou encore la direction de la police nationale ont abordé plusieurs sujets sensibles auxquels les communes sont confrontées dès le début du mandat.
Le préfet a rappelé le rôle du maire, et son lien avec la France : “Les maires sont les représentants de la République. On leur doit le respect. Quand on porte atteinte à un maire, ce n’est pas uniquement une personne qui est visée, c’est la République […] tout acte de violence physique ou verbale fera l’objet d’une réponse la plus rapide et la plus ferme possible”.
Les finances au cœur des échanges
Avec la baisse des dotations de l’Etat vers les communes, la mandature des 34 nouveaux maires sera marquée par une période de contraintes financières. Les études de cas ont également porté sur la maîtrise de la masse salariale, les délais de paiement ou encore les outils d’accompagnement disponibles via les services de l’État et des finances publiques. Bien qu’il y ait des communes bien gérées en Martinique, d’autres voient leurs finances être surveillées par la Chambre Régionale des Comptes ou sont déjà sous Contrat de redressement Outre-Mer (Fort-de-France, Saint-Pierre, le Gros-Morne, le Prêcheur et Trinité). Pour rappel, le CORUM impose aux communes de mettre en place des réformes structurelles lui permettant de mieux contrôler leurs dépenses, améliorer leur gestion budgétaire et comptable, leurs délais globaux de paiement, établir un programme pluriannuel des investissements réaliste, apurer leurs dettes et assurer une gestion communale rigoureuse notamment en matière de ressources humaines. En contrepartie, l’État soutient cet effort en apportant à la commune une subvention exceptionnelle, conditionnée dans le cadre du respect des engagements contractuels et dont le montant initial varie en fonction de la strate de la population.
Sous couvert d’assistance technique, l’Etat contrôle la gestion des communes sous COROM.
J-PM





