Pour le MIR, “La France n’a pas aboli l’esclavage en 1848”

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Mercredi 2 avril, Garcin Malsa, Claudette Duhamel et l’avocat Dominique Monotuka, ont tenu une conférence de presse sur le thème “La France n’a pas aboli l’esclavage en 1848”. Le Mouvement International pour les Réparations (MIR) a engagé une procédure judiciaire contre l’Etat Français pour démontrer que malgré le décret du 27 avril 1848, l’esclavage n’a pas réellement été aboli en France. 
Présidente du MIR, Claudette Duhamel explique pourquoi le mouvement lance cette procédure judiciaire : “La France a laissé subsister le droit d’esclavager. L’abolition ne concerne pas tous les Français. Il suffit qu’un Français aille dans un pays où l’on pratique toujours l’esclavage et qu’il exerce ce droit d’esclavager […] C’est un droit qui subsiste dans l’ordonnancement juridique Français.” 
Elle regrette qu’après l’abolition de l’esclavage, les affranchis n’ont pas eu le choix de rester dans la société du pays colonial : “On nous a embarqués dans une soi-disant citoyenneté française sous l’Etat colonial. On ne nous a pas dit “vous avez été déportés d’Afrique, vous n’êtes pas le peuple français”, on nous a intégrés là-dedans, que vous le vouliez ou non. Peut-être que les ancêtres n’avaient pas envie d’être embarqués dans cette citoyenneté-là, nous n’avons pas eu le choix. On a placé les ancêtres dans une situation de colonisés, il était impossible pour eux de décider de leur organisation sociale, de la politique, etc.
Une interprétation historique sujette à caution. Où cela mènera-t-il ? 

J-PM (04/04/2025)

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