La Martinique tourne en rond dans la crise de Martinique transport et de son déficit plus de 45 millions d’euros.
Elle n’en peut plus des difficultés du STIS (service territorial d’incendie et de secours)
Elle découvre le marasme financier des collectivités locales CTM, EPCI et communes. Outre la gestion des équipes politiques en place nous n’ignorons pas que la politique de l’Etat y a apporté sa contribution. Au point que le Préfet a jugé bon de saisir à petit pas la chambre régionale des comptes (CRC) pour tenter d’y voir clair. Et la même CRC vient de rendre un rapport sur la gestion CTM 2021/2025.
Une bonne nouvelle dans cette marée noire : la commission européenne a décidé de prolonger la capacité de protection de la production locale de l’octroi de mer de 2027 à 2030. Comme quoi notre résistance à sa suppression a payé quelque peu. Il faudra encore se battre au Parlement européen, au Conseil européen et au Parlement français.
En même temps, nous saluons la présence des journaux Les Nouvelles Etincelles et Justice à la fête de l’Humanité. Et nous nous félicitons du bon accueil des débats sur les inégalités dans les pays dits d’outre-mer et des demandes d’explications approfondies sur l’avenir politique de nos pays.
Cela n’empêche pas le public de savoir que l’Insee vient de révéler que la France subit un “décrochage économique” exceptionnel sous la forme d’une bourrasque économique faite de déficit budgétaire, de dette incommensurable, de remontée de l’inflation, de chute de l’activité et de poussée du chômage, de baisse du pouvoir d’achat.
Et comme ces phénomènes vont immanquablement se répercuter dans les pays dits d’outre-mer, étant donné leur dépendance économique et sociale étroite vis-à-vis de la France, cela ne peut qu’alimenter nos réflexions pour lutter.
Car les perspectives de budget 2027 de l’Etat sont faites de restrictions encore plus serrées annoncées par le gouvernement Lecornu et vont frapper les couches populaires en France comme dans les pays dits d’outre-mer.
Chacun note l’accord des grands médias pour annoncer, sept mois à l’avance, la victoire jugée “inéluctable” de l’extrême droite néofasciste, réactionnaire et colonialiste de Le Pen.
Partout cependant a soufflé une aspiration au débat et à la confrontation d’idées, aux arguments affûtés face aux fake news des prétendus réseaux sociaux et discours dominants. Des outils essentiels dans la bataille idéologique et culturelle.
La grande affluence de 570 000 personnes à la fête de l’Humanité a été un bon baromètre de la température de résistance du peuple et de la jeunesse en France.
Ce climat-là nous devons le jouer également ici.
Ce qui doit résonner, c’est que c’est nous le peuple et nous ne sommes pas condamnés à l’échec.
La voie est désignée : celle de se rassembler, d’échanger, de débattre, de construire pour ouvrir le chemin de l’espoir.
Michel Branchi (14/09/2026)





