Finances CTM en rouge : Les Martiniquais vont payer la casse ! Allons de l’avant avec un nouveau balan

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Le rapport récent de la Chambre Régionale des Comptes (CRC) sur la situation financière jugée “critique” de la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM) a fait l’effet d’une bombe politique.
Dette de plus de un milliard d’euros, capacité de remboursement de plus du double de ce qui est admis, capacité d’autofinancement des investissements nulle voire négative, délais de paiement quadruple de ce qu’autorise la loi, etc.
La gestion de l’actuelle équipe est durement étrillée par les magistrats financiers
Pour rétablir la situation, il faudra purger exigent-ils. L’assemblée plénière de la CTM du jeudi 24 septembre 2026 devra prendre des décisions difficiles.
Pendant ce temps-là, l’Etat qui, depuis des années a diminué ses concours à la CTM, et donc contribué aussi à créer cette situation impossible, s’apprête à donner un tour de vis supplémentaire. La France est face à un déficit inédit pire que celui de la Grèce en son temps. Sébastien Lecornu, “propose” un “effort d’environ 54 milliards d’euros” dans les prochains budgets de l’État et de la Sécurité sociale, présentés sous quinze jours. Une baisse de 54 milliards d’euros qui frappera les dits DOM.
Macron, lui, invente une prétendue “menace russe” pour multiplier par dix le budget des armées.
Les prix des carburants sont en passe de battre leurs records et creusent le pouvoir d’achat des citoyens tant sur le côté d’ici de l’Atlantique que de l’aut’bord. Le gouvernement tergiverse et refuse de trancher en bloquant les prix. Pire: il fait des yeux doux à Trump dans sa guerre contre l’Iran sous couvert de s’opposer au barrage du détroit d’Ormuz.
Cela contribue à mettre le feu au brasier toujours vif de la vie chère, facteur représentatif de la situation de type néo-colonial dans les rapports d’échanges de notre Pays avec sa “métropole”. La France refuse jusqu’à maintenant de s’attaquer aux frais d’approche dont le fret maritime imposé par la compagnie CMA-CGM qui détient le monopole du transport maritime.
Les transports publics urbains fonctionnent mal et parfois sont à l’arrêt. Résultat : ce sont les salariés qui peinent à rejoindre leur travail, les étudiants qui rencontrent des difficultés pour se rendre dans leurs établissements, les entreprises qui perdent de chiffre d’affaires et les ménages qui voient leurs dépenses de déplacement augmenter. Le marasme s’étend à l’ensemble de l’économie.
L’Institut démission des Dom, qui n’est pas inspiré par l’idéologie marxiste, vient de nous dire que l’activité en Martinique recule, que les défaillances d’entreprises augmentent et que le chômage remonte.
Or, lorsque le poids de la vie chère rencontre le chômage, les défaillances d’entreprises, les difficultés des transports, l’endettement public et le découragement, le malaise économique peut basculer en troubles et en affrontement social attisés par la colère des citoyens.
Dans ce contexte les élus martiniquais ont la responsabilité de mettre en place une perspective de sortie de la crise financière de la Collectivité Territoriale de Martinique.
Les Martiniquais vont payer la casse.
Il faut s’attaquer sans faiblesse aux dérives de la gestion pointées par la CRC et également rappeler à l’Etat ses obligations de financement des compétences transférées.
Cependant la véritable solution réside dans l’engagement dans une nouvelle dynamique de développement qui implique l’obtention de pouvoirs nouveaux et d’une fiscalité rénovée aux mains des Martiniquais.

Michel Branchi (21/09/2026)

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