Risques naturels plus dangereux :La Martinique doit s’y préparer

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Près de 6 millions d’hectares ravagés par les flammes en Europe et en Amérique du Nord, selon l’ONU.
En France, les incendies ont frappé la Gironde et ont détruit près de 42.000 hectares de pinède, et entraîné l’évacuation de dizaines de milliers d’habitants et de touristes.
Des feux plus intenses sous l’effet du changement climatique.
C’est un cercle vicieux où le réchauffement favorise les incendies, qui aggravent à leur tour le changement climatique.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Gutters, s’est alarmé, vendredi 31 juillet, dans un discours martelant que le phénomène climatique El Niño continue à se renforcer et “attise une planète déjà en feu”, entraînant le monde en “territoire inconnu”,
En Martinique (comme en Guadeloupe), les risques naturels ne sont pas supposition dans la vie de nos territoires : ils en font partie intégrante, depuis toujours. Cyclones, séismes, tsunamis, éruptions volcaniques, sargasses, sécheresses, érosion côtière, inondations ou pénurie de ressources (eau, poissons, etc), et glissements de terrains sont des imprévus dont nous devons absolument tenir compte dans notre manière de vivre quotidiennement.
Le changement climatique accroît ces risques. Nous devons donc nous protéger de ces évènements aléatoires face à un environnement qui est en train de se modifier brutalement.
Cet environnement, c’est l’habitat, l’agriculture, la pêche, la santé, l’aménagement des villes et des campagnes, les infrastructures, etc. Habiter, produire, se déplacer, concevoir l’avenir du pays, etc, doivent désormais être conçus et pensés avec la pleine conscience de ces risques naturels grandissants.
Comment, par exemple construire sans prévoir les cyclones, les tremblements de terre, la chaleur extrême, etc ? Et les réseaux d’eau, d’électricité et d’internet devenus si indispensables à la vie ?
Et notre alimentation? Nous sommes sommés de devenir plus autonomes sous peine de ne pas pouvoir manger en cas de catastrophe.
Alors ?
Nous sommes au pied du mur pour construire demain.

  • Accès à l’eau potable ;
  • Réseaux de transport ;
  • Dépendance aux importations ;
  • Agriculture nourricière ;
  • Préservation de nos côtes ;
  • Autonomie énergétique grâce aux énergies renouvelables ;
    Tels sont quelques défis à relever tout de suite vu l’accélération du changement climatique révélé par ce qui se passe en Europe, en Amérique du Nord avec les mégafeux et la multiplication des incendies liés à la mutation climatique créée par l’action humaine dans le capitalisme d’aujourd’hui.
    Nous avons l’impérieux devoir de nous munir de kits de survie, d’écouter les conseils donnés lors des exercices de prévention.
    Mais nous avons à savoir que le premier secours viendra de notre voisinage.
    Non, la seule question qui vaille au-delà est celle de savoir quand nous romprons avec le système capitaliste et colonial, responsable de la destruction de la nature et du vivant, pour imposer d’autres modes de production, de consommation et de vie. Et de gouvernance de nous-mêmes.

Michel Branchi (3/08/2026)

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