La coupe du monde de football a été conçue comme un temps d’échanges pacifiques entre peuples et nations, un moyen de rapprochement fraternel sur la base des idéaux sportifs. La version 2026 aux Etats-Unis sous la houlette du magnat Donald Trump est le contraire.
Cette grande messe du foot a été organisée comme source de fric et un spectacle devant rapporter un Himalaya de dollars.
Que l’on ne s’y trompe pas. L’élargissement de la compétition à 48 pays est certes appréciable, mais a manifestement comme but principal d’engranger le maximum de revenus par la Fifa et son rapace de président Gianni Infantino. Il veut d’aller au-delà du chiffre d’affaires astronomique de 9 milliards de dollars. Du pur mercantilisme qui va à l’encontre du caractère populaire de la discipline sportive la plus prisée dans le monde.
Et cette ambition avide converge avec la philosophie xénophobe et cupide du patron milliardaire du bureau ovale de la Maison-Blanche. Les tarifs des billets d’entrée suivent la loi de l’offre et de la demande, comme les billets d’avion.
Par ailleurs, prenant prétexte de la défense de la sécurité des Etats-Unis, Trump a refoulé des ressortissants d’environ vingt pays, généralement de noirs ou de latinos menacés de subir les violences des mercenaires de l’agence fédérale de l’immigration ICE.
Trump agit également en businessman qu’il n’a pas cessé d’être. Et il instrumentalise l’évènement pour se mettre en valeur devant les caméras : 80ème anniversaire, spectacle MMA (arts martiaux mixte) magnifiés et pétris de violence. Du narcissisme.
Effet boomerang. La Coupe du monde “made in Trump” risque le fiasco populaire : Billets trop chers, peur des interventions musclées des services de l’immigration. C’est que le Mondial, version Trump, est un repoussoir
Cette Coupe du monde, loin d’être une vraie fête du football, en est réduite à une caricature. Les valeurs de don de soi, de dépassement physique et mental du sport, de convivialité sont trahies par le couple infernal et maudit Trump-Infantino.
Au demeurant, les aficionados du foot ne vont pas se détourner de cet enchantement partout sur la planète et en Martinique bien sûr.
Toutefois ils doivent se persuader que le Mondial doit être repris en main pour lui redonner sa véritable vocation de compétition d’amitié populaire pacifique foulée aux pieds ignominieusement.
Michel Branchi (15/06/2026)





