Mondial 2026 : La FIFA complice de l’odieuse politique discriminatoire de Donald Trump

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Si le spectacle est au rendez-vous depuis le 11 juin dans les différents stades du Mexique, du Canada et des Etats-Unis, la fête est moins belle du côté des supporters, notamment ceux des pays arabes et afro-descendants. La politique migratoire du président étasunien Donald Trump n’a pas cessé de discriminer ces peuples.
Avant le début de la compétition, les sélections africaines et arabes ont subi de plein fouet la politique migratoire scandaleuse du président des États-Unis, Donald Trump. Les sélections sénégalaise, irakienne ou encore haïtienne ont souffert de la complicité de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) et de son président, l’Italien Gianni Infantino. Il avait pourtant déclaré, en amont du mondial, qu’ “il est clair que pour les compétitions FIFA, toute équipe qualifiée, y compris ses supporters et ses officiels, doit pouvoir accéder au territoire du pays hôte, sinon il n’y a pas de Coupe du Monde”.
Une déclaration qui a bien mal vieilli.

  • Les USA ont mis en place un “travel ban” envers 4 pays qualifiés pour la compétition : Haïti, Iran, Côte d’Ivoire et le Sénégal. Les joueurs et supporters font l’objet de restrictions partielles. Au départ, des cautions de 15 000 $ étaient obligatoires pour pouvoir entrer.
    Finalement, les Etats-Unis ont rétropédalé en promettant des passe-droits.
  • L’équipe d’Iran jouera tous ses matchs de poule aux Etats-Unis, mais son camp de base se trouve au Mexique. Il faudra donc prendre l’avion pour chaque rencontre.
  • Le photographe officiel de la sélection Irakienne a été détenu près de 12h dans un aéroport des Etats-Unis, avant de se faire interdire de rentrer sur le territoire finalement.
  • Une quarantaine de 21 jours a été imposée à la sélection de la RD Congo
  • De nombreux supporters de la République Démocratique du Congo ne pourront pas se rendre au Mondial en raison de restrictions mise en place par les USA, officiellement à cause de l’épidémie d’Ebola, et ce malgré les frais déjà engagés.
  • L’attaquant irakien Aymen Hussein, a été soumis à un interrogatoire de 7h à l’aéroport de Chicago.
  • 14 membres du staff iranien ont vu leurs visas refusés par les autorités américaines.
  • La Cote d’Ivoire sera privée de quasiment tous ses supporters qui n’ont pas obtenu de visa pour les USA.
  • La délégation sénégalaise a été fouillée dès son arrivée sur le territoire américain.
  • Des agents d’ICE, le Service de l’immigration et des douanes des États-Unis, seront présents aux abords des 11 stades des USA.
    Toutes ces conditions ont logiquement impacté les réservations hôtelières aux USA. Malgré le fait que 75 % des matchs se dérouleront aux Etats-Unis, les réservations hôtelières sont inférieures à celles du Canada et du Mexique.

La désillusion pour l’arbitre somalien Omar Artan


Celui qui a arbitré la finale de la Ligue des champions africaine, Omar Abdulkadir Artan, ne soufflera pas dans son sifflet lors de la coupe du Monde 2026. Il s’est vu refuser l’entrée sur le territoire des États-Unis, après 11 h de détention et malgré le soutien de l’ambassade somalienne de Nairobi et un visa en règle.
Le Canada a décidé de lui offrir une place pour le Mondial sur son territoire et a écrit à la FIFA pour qu’il puisse réellement officier. Mais sa participation est peu probable, car, conformément au règlement de la FIFA, les arbitres n’exercent pas leurs fonctions indépendamment dans chaque pays coorganisateur. Ils appartiennent à une seule et même équipe d’arbitrage centralisée appelée “Équipe Un”. Tous les membres de ce groupe étaient tenus de participer à une phase de préparation intensive à Miami (États-Unis) à partir du 31 mai pour subir des tests de condition physique, un entraînement technique et des tâches quotidiennes sous la supervision étroite des officiels de la FIFA. L’impossibilité d’entrer aux États-Unis l’a empêché de terminer le processus de préparation obligatoire, lui faisant perdre ainsi sa chance de servir au Canada et au Mexique. Scandaleux !


Haïti contraint par la FIFA de modifier son maillot pour “message politique”


La FIFA a fait retirer un dessin sur le maillot de la sélection haïtienne. Ce dessin représenatait la bataille de Vertières en 1803, lorsque les esclaves révoltés ont battu l’armée envoyée par Napoléon, ce qui a rendu le pays indépendant. La FIFA a jugé ce dessin comme étant un “message politique”. Pourtant, une Coupe du monde se déroule avec des drapeaux géants, des chefs d’État dans les tribunes et, surtout, des hymnes agressifs, comme celui de la France. La seule image qui a dérangé la FIFA, c’est celle d’esclaves qui ont battu une armée coloniale. Laisser cette image, c’est reconnaître que l’Europe a réduit des gens en esclavage et qu’elle s’est fait battre par eux. Décevant, pour une compétition qui se dit être la fête de la diversité et de l’unité.

Des prix exorbitants pour les supporters !


Avec le système de tarification dynamique, la FIFA achève le football populaire. Si les billets débutent à 120 $, les sommets sont indécents. Le prix d’un billet pour une place en finale passe de 475 $ en 1994 à 7 875 $ en 2026. A cela s’ajoute le prix des parkings autour des stades américains, qui grimpe parfois jusqu’à 100 $ ou 150 $ la place pour une seule journée de match. C’est 5 fois plus cher qu’au Qatar et 8 fois plus qu’en 1994. Des tarifs impossibles pour un supporter d’un sport dit populaire. Cette édition 2026 est devenue un privilège d’ultrariches.

Jean-Philipp Mert (11/06/2026)

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