– QUI EST FRANCIS CAROLE ?
Agé aujourd’hui de 67 ans, conseiller territorial et conseiller municipal d’opposition, Francis CAROLE est né à Fort-de-France, Redoute, dans une fratrie de dix enfants.
C’est dans ce quartier qu’il effectue ses classes primaires. Il poursuit ses classes secondaires au collège de Godissard, au collège de Coridon, puis au lycée Schoelcher, à partir de la 4ème.
Il fait ses études à l’Université des Antilles-Guyane, à Bordeaux puis à Paris avant de revenir enseigner en Martinique.
UN ENGAGEMENT MILITANT PRÉCOCE ET CONTINU
S’engage dans le militantisme politique à l’âge de 16 ans, suite à la grande grève des ouvriers agricoles de janvier-février 1974.
– Etudiant à l’Université des Antilles-Guyane à partir de 1977, il est élu président de l’AGELAG (Association Générale des Étudiants de Lettres des Antilles-Guyane) entre 1978 et 1980.
– En 1980, il prend une part active à la fondation et à la direction de l’organisation patriotique ONEM (Organisation Nationale des Etudiants Martiniquais).
C’est durant cette période que les premiers contacts s’établissent avec le mouvement Asé Pléré Annou Lité.
L’ONEM devient, alors, la section estudiantine du mouvement de la jeunesse d’ Asé Pléré Annou Lité, An Lot Chimen Pou La Jénès (ALCPJ).
– A ce titre Francis CAROLE participe activement, non seulement à l’organisation et à la mobilisation des étudiants mais aussi aux tâches liées à l’action politique globale du mouvement (koudmen avec les petits paysans, alphabétisation dans les quartiers de Fort-de-France et dans les communes, soutien scolaire, popularisation de la tradition bèlè avec Edmond MONDESIR et le mouvement APAL etc…).
– En 1983, poursuivant ses études à Bordeaux puis à Paris, il devient président de l’AGEM (Association Générale des Étudiants Martiniquais).
– Il milite parallèlement dans l’immigration travailleuse martiniquaise à Paris. Il est membre du comité de défense de Radio Voka, s’implique dans la préparation de la conférence des dernières colonies françaises qui se déroulera en avril 1985, à Bonne Veine, en Guadeloupe.
– Il est aussi aux côtés des militants kanaks et participe aux mobilisations visant à la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud et à la libération de Nelson MANDELA.
De retour en Martinique, début 1986, il est chargé de la section foyalaise du CNCP (Conseil National des Comités Populaires) et des relations internationales de ce mouvement qu’il représentera dans différentes actions dans la Caraibe, en Amérique du Sud, en Europe ou dans le Pacifique.
UN ÉLU AU SERVICE DU PEUPLE MARTINIQUAIS
En 1994, à l’âge de 36 ans, Francis CAROLE est élu conseiller municipal de Fort-de-France, sur la liste CNCP qu’il est chargé de conduire, contre le PPM alors dirigé par Aimé CÉSAIRE. C’est la première percée des patriotes dans la capitale.
Le 10 octobre 1999, il crée le PALIMA.
En 2001, il est élu conseiller général dans le plus grand canton de Fort-de-France, le canton 7. C’est la première victoire des patriotes dans un canton de la ville détenue par le PPM.
Francis CAROLE NE SE CONTENTE PAS DE SIÉGER AU CONSEIL GÉNÉRAL ET DE FAIRE DES DISCOURS. IL AGIT.
Il élabore alors le Projet Éducatif École Famille Quartiers et prend part à l’élaboration de l’Agenda 21 et au plan de prévention des risques sismiques ( Pwan Douvan Avan Douvan Pwan-w).
Dans les quartiers du canton 7, où il est en permanence présent, il met en œuvre une action de proximité portant sur les revendications populaires, la prévention des risques sismiques, la lutte contre l’obésité et le diabète, la sécurisation des routes et l’information citoyenne.
Il prend aussi, avec d’autres militants, l’initiative de la lutte contre la loi du 23 février 2005 sur le prétendu “rôle positif de la colonisation” qui aboutira à la suppression de l’article 4 de ce texte.
Lors du premier congrès des élus départementaux et régionaux, en février 2002, il fait voter une motion reconnaissant l’existence de la nation et du peuple martiniquais.
UN TRAVAILLEUR INFATIGABLE
En 2010, Francis CAROLE est élu conseiller régional sur la liste des Patriotes et Sympathisant.e.s dirigée par Alfred MARIE-JEANNE.
En 2012, il crée avec les militant.e.s du PALIMA le Collectif contre l’épandage aérien de pesticides qui contribuera à mettre un terme à cette pratique dangereuse pour notre environnement et la santé humaine.
En 2016, suite à la victoire du Gran Sanblé à la collectivité territoriale de Martinique (CTM), en décembre 2015, avec Alfred MARIE-JEANNE, Francis CAROLE est élu conseiller exécutif en charge des questions sociales.
Dans un contexte difficile où il convient de mettre en place de nouvelle institutions, Francis CAROLE s’acharne à la tâche pour réduire les délais, alors très long, de traitement des dossiers du secteur social, répondre aux préoccupations du personnel, initier de nouveaux dispositifs au service de la jeunesse et de la population, mieux doter le système hospitalier pour une meilleure prise en charge de la population, développer l’économie sociale et solidaire et l’économie du troisième âge.
Plusieurs actions sont impulsées par Francis CAROLE, en lien avec le président du conseil exécutif, Alfred MARIE-JEANNE :
-réduction des délais de traitement des dossiers,
-schéma de l’autonomie des personnes âgées et des personnes en situation de handicap,
-Atout Inclusion ( en direction des NEETS),
-élaboration du Pacte Territorial d’Insertion,
-Mise en œuvre de « Sé yonn a lot », dispositif d’accompagnement des Martiniquais lors de la première vague du COVID, en 2020, avec une attention particulière pour les personnes les plus fragilisées,
-initiatives dans le secteur de l’économie sociale et solidaire,
-élaboration du schéma de la petite enfance, de la jeunesse et de la famille (malheureusement empêché d’être adopté par une coalition anti-AMJ),
-suivi du projet cyclotron qui a été mené à terme,
-etc…
En tant que conseiller exécutif, Francis CAROLE, de l’avis général, a développé une intense activité dans tous les secteurs de l’action sociale.
L’expérience de Francis CAROLE dans le champ politique, sa probité, sa capacité d’écoute, sa maîtrise des dossiers, sa détermination à mener à terme ses projets, sa lucidité, son sens de la mesure et de l’efficacité constituent des atouts essentiels pour Fort-de-France, dans un contexte de doute et de déception de la population.
Clément CHARPENTIER-TITY
MARTINIQUE



