Attaque contre l’Iran : Une menace qui, en réalité, vise le monde entier. Soyons vigilants.

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Malgré les négociations engagées avec Téhéran autour du nucléaire, Donald Trump et Benyamin Netanyahou ont lancé une pluie de bombes sur la République islamique d’Iran. Son “guide suprême” Ali Khamenei ainsi que plusieurs hauts dirigeants de cet Etat ont été tués et le Moyen-Orient est au bord de l’embrasement en raison de la riposte islamique.

Les bombes ne provoquent que le chaos, comme le prouvent les guerres en Irak, en Syrie en Lybie, en Afghanistan et dans d’autres pays victimes des menées de l’impérialisme américain. Comme en Amérique latine avec le kidnapping du président vénézuélien Nicolas Maduro, comme à Cuba dont il écrase le vaillant peuple, comme avec les menaces concernant le Groenland où il veut s’emparer des matières rares, comme à Gaza où il soutient le génocide de son allié et complice Netanyahou, c’est le monde entier et, pour l’heure, le Moyen-Orient, que Donald Trump veut mettre sous sa botte. 

Dans son propre pays il étrangle les libertés qu’il promet fallacieusement au peuple iranien de recouvrer et il traque chez lui les migrants, majoritairement venus du sous-continent américain, en lançant ses mercenaires d’ICE.

 En attendant, ce sont les iraniens qui meurent sous ses bombes et celles de Netanyahou.

Trump prétend aider les Iraniens à se débarrasser du régime obscurantiste des mollahs.

Cependant, les changements de régime, les États-Unis et la CIA les connaissent bien, eux qui en ont organisés de nombreux en Amérique latine et ailleurs. En 1953, en Iran, ils avaient débarqué Mohammad Mossadegh, alors premier ministre d’Iran, coupable d’avoir nationalisé le pétrole iranien.

Il est significatif que la Chine et la Russie ont condamné l’attaque conjointe illégale Trump-Nétanyahou contre l’Iran.

En outre, comme le dit l’économiste Jean-Marie Nol avec lequel nous convergeons au moins sur ce point : “la montée des tensions autour de la guerre menée par les USA et Israël en Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz ne constituent pas seulement un épisode géopolitique de plus dans une région instable du globe. Elles portent en elles les germes d’un choc économique mondial susceptible d’emporter les économies les plus fragiles dans un tourbillon inflationniste d’une rare intensité”.

A ce propos, il est vrai que “le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a évoqué le risque d’un ‘nouveau ouragan d’inflation’” dans le monde du fait du l’attaque US en Iran. Ce sont 20 % du pétrole mondial qui passent par ce détroit d’Ormuz que les gardiens de la Révolution Iraniens annoncent pouvoir fermer. De plus l’Iran fournit 90 % des besoins de la Chine en pétrole.  

D’ailleurs le prix du pétrole a commencé à monter après l’attaque contre l’Iran et risque de flamber encore.

Déjà il avait augmenté en février 2026 du fait des menaces d’intervention en Iran a souligné l’habituel communiqué préfectoral et les prix des carburants et du gaz ont été augmentés en ce mois de mars. Le communiqué officiel déclarait: “Cette progression est liée au risque d’une attaque américaine contre l’Iran, faisant craindre la baisse de l’offre de pétrole brut sur le marché”. Elle a eu lieu juste après.

Qu’en sera-t-il en avril ?

Si le choc économique probable provoque un recul du pouvoir d’achat, il est à craindre une baisse d’activité en Martinique et, par conséquent, une contraction possible de l’emploi alors que le chômage chez nous est déjà élevé.

En définitive, en dépit de nos problèmes cruciaux qui nécessitent notre attention vigilante, nous devons également être conscients que le monde est en train de basculer sous l’impulsion réactionnaire du chef de la Maison blanche. Nous devons rester en éveil politiquement.

Michel Branchi