AMEP : La CGTM et l’UGTM font pression sur la direction afin d’obtenir des réponses

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Mobilisation des enseignants devant l’AMEP le 26/02/2026

Jeudi 26 février, la grève à débuté pour le personnel de l’intersyndicale composée de l’UGTM et de la CGTM de l’Association Martiniquaise d’Education Populaire (AMEP). Devant l’établissement scolaire, une vingtaine de personne était réuni pour dénoncer le manque de réponses de la direction sur les finances de la structure.

Pour rappel, la CGTM et l’UGTM ont tenu une conférence le 20 février à la maison des syndicats de Fort-de-France pour interpeller la direction sur l’opacité dans laquelle se trouve l’AMEP. En effet, les salariés remarquent d’importants manquements au niveau du matériel et du paiement des salaires. Une liste de revendications a été dressée. L’intersyndicale demande, l’amélioration et le respect des conditions de travail des salariés, la tenue des négociations annuelles obligatoires, l’actualisation des salaires, mais surtout la communication des informations économiques, sociales et financières aux Instances représentatives du personnel (IRP).

L’AMEP serait en danger selon l’UGTM et la CGTM

Selon l’intersyndicale, les fournisseurs de l’AMEP se plaignent de retards de paiements, ce qui est un très mauvais signal concernant le remboursement de la dette s’élevant à 3,5 millions d’euros en 2019. 7 ans plus tard, la moitié de la dette aurait été réglée, mais les échéances vont augmenter.

Pire, selon eux, la direction ne transmet que des comptes datant de 2021/2022. “L’audit qui a été réalisé conclut à deux solutions : la mort dans quelque temps ou la mort tout de suite” avait alerté William Nisima, enseignant et délégué syndical à l’UGTM.

Jeudi 26 février, c’est devant les portes clauses de l’AMEP que William Nisima a décrit la mobilisation : “Les collègues se sont largement mobilisés et nous avons la satisfaction de voir que l’administration a accepté de nous recevoir. Nous assisterons aussi à une réunion de Conseil Social Économique (CSE) dans lequel il devrait nous être remis certains documents que nous demandons depuis longtemps. Il y a une prise de conscience du problème, mais notre mobilisation restera ferme, tant que nous obtenons pas ce que nous avons droit depuis plus de deux ans.

L’intersyndicale confirme que, depuis plusieurs jours, la direction commence à transmettre des documents.

L’AMEP, c’est près de 200 emplois pour 846 élèves.

L’intérêt de préserver cet établissement est aussi social, car si l’AMEP ferme, les enseignants du privé auront beaucoup de difficultés à retrouver un emploi en Martinique, vu que le rectorat n’a aucune obligation de les embaucher.

J-PM