Coup d’Etat de Trump au Vénézuéla : Le salut réside dans la lutte unie des peuples pour la souveraineté

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Alors qu’en Martinique on échangeait encore des vœux de bonne et heureuse année, de paix, de progrès, de lutte contre les violences, d’éradication de la vie chère, de solidarité, le monde a été frappé par un coup de tonnerre : Trump, le président néofasciste des Etats-Unis avait fait capturer le président du Venezuela Nicolàs Maduro et son épouse Cilia Flores dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026.

Il est vrai que depuis plusieurs mois l’occupant de la Maison blanche avait concentré une armada militaire aux abords du Venezuela et dans la Caraïbe. Des attaques avaient déjà fait plus d’une centaine de morts. Le prétexte avancé par les impérialistes yankee était que Nicolàs Maduro était le chef d’un gang de narcotrafic menaçant les Etats-Unis et que le Venezuela avait « volé » le pétrole aux Américains en le nationalisant.

L’argument de la lutte contre le « narcoterrorisme » est grotesque, employé par celui qui vient de gracier l’ex-président hondurien Juan Orlando Hernandez, baron de la drogue et fidèle allié de Washington.

Le pétrole de l’Orénoque est la propriété inaliénable du peuple vénézuélien.

Cuba, la Colombie, le Mexique, le Brésil, le Nicaragua, etc, sont dans la ligne de mire du chef de l’impérialisme et de ses forces spéciales Delta.

L’enlèvement du chef de l’Etat vénézuélien a provoqué une large vague d’indignation non seulement en Martinique mais aussi en Amérique latine (de Gustavo Petro à Lula) et dans le monde.

Justice de cette semaine en rend compte.

Citons un extrait de la Déclaration des députés des pays dits d’outre-mer unanimes : “Nos territoires, qu’ils soient situés dans la Caraïbe, l’océan Indien ou le Pacifique, portent dans leur histoire les traces profondes de la domination coloniale, des ingérences extérieures et des rapports de force impériaux. À ce titre, nous ne pouvons rester silencieux face à toute tentative de remise en cause de l’ordre international fondé sur le droit, au profit de la loi du plus fort.

Ce qui se joue aujourd’hui au Venezuela dépasse ses frontières. C’est l’équilibre régional et mondial, c’est la stabilité des peuples et la sécurité de l’ensemble des territoires voisins, y compris les nôtres, qui sont directement concernés”.

Pourtant le Président de la République français Emmanuel Macron a approuvé  l’acte de banditisme international de Donald Trump. Une prise de position irresponsable et insensée d’un président qui a plongé son propre pays la France dans une crise institutionnelle, financière et politique sans égale.

La France aujourd’hui n’a toujours pas de budget pour cette année 2026 et fait peser sur ses possessions d’outre-mer néocoloniales la menace d’une diète sans précédent des ressources qui leur sont concédées pour prix de leur domination. Ces subsides, alimentant en retour des importations bénéfiques pour la France et l’Europe, maintiennent ces pays dans un sous et mal-développement imposant une pauvreté et un chômage élevés pour une large part de leurs peuples. 

C’est que “le coup d’État de Caracas est un avertissement lancé à tous : l’impérialisme du XXIe siècle, c’est l’enterrement pur et simple du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes” (Rosa Moussaoui dans l’Humanité du 4/01/2026).

Voilà le sens du ralliement de Macron au gangstérisme de Trump : la force prime le droit des peuples et la justice sociale.

Le salut dépend de la lutte unie des opprimés en Martinique pour faire accepter nos revendications essentielles pour le mieux-vivre et avancer vers la responsabilité de gérer nous-mêmes nos propres affaires. 

Justice continuera de soutenir les luttes pour la souveraineté des peuples et d’ouvrir des chemins d’espoir, que nous nommons toujours communisme.                                                                                                          

Michel Branchi