La 35e coupe d’Afrique des Nations (CAN) de Football a débuté le 21 décembre au Maroc et se conclura le 16 janvier. Parmi les 24 sélections nationales qui se disputent le trophée, il y a quelques favoris comme le pays hôte le Maroc, qui n’a gagné qu’une seule CAN en 1976. Chez eux, les demi-finalistes de la dernière coupe du monde de football en 2022 ont à cœur de remporter la CAN.
Les matchs se disputent dans 9 neufs stades présents dans 6 villes différentes. Le stade Ibn-Batouta, se situe dans la ville de Tanger et compte près de 75 600 places.
Initialement, le Maroc n’aurait pas dû accueillir cette édition de la CAN.
Le 30 septembre 2022, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a annoncé que la Guinée avait été déchue du statut d’hôte de l’édition 2025 en raison de l’insuffisance de la rapidité des progrès dans les préparatifs d’accueil. Par conséquent, un nouveau processus a été ouvert pour trouver un hôte de remplacement. Et c’est le Maroc qui a été choisi.
Les meilleurs équipes du continent sont présentes
Qualifié pour la Coupe du Monde 2026, le Cap-Vert n’a pas réussi à se qualifier pour cette édition de la CAN. En déclin depuis plusieurs années, le Ghana ne s’est pas qualifié n’ont plus pour la compétition. Cela permet de voir de nouvelles sélections comme celle du Botswana, qui participe pour la deuxième fois de son histoire à la CAN, après l’édition de 2012. Surnommée “les Zèbres”, cette ancienne colonie britannique avait fini à la dernière place de son groupe en 2012. La sélection espère décrocher ses premiers points dans une CAN.
Autre équipe surprise, c’est la sélection des Comores qui, elle aussi, participe pour la deuxième fois de son histoire à la CAN. La sélection des Comores a été reconnue par la FIFA en 2005. Elle continue de faire son trou dans le paysage du football africain après sa première participation en 2021. Le Gabon, le Soudan et le Zimbabwe ont fait leur retour au tournoi continental après avoir manqué l’édition 2023.
Les favoris comme le Cameroun, l’Algérie, le Sénégal, l’Egypte, la Cote d’Ivoire, la Tunisie et le Nigeria seront de la partie. Ils ont tous réussi leur début de la compétition avec une victoire.
Toutes les rencontres auront leur importance : Il y a 6 groupes de 4 équipes. Les deux premiers sont directement qualifiés pour les 8e de finale. Les 4 meilleurs 3e de chaque groupe, vont eux aussi passer au tour suivant.
Près de 2 milliards d’euros d’investissements
Après la COP 22, le FMI, les très nombreux congrès, une ville comme Marrakech a l’habitude de se plier en quatre pour ses invités. Les hôtels se préparent, les compagnies de transport révisent leurs horaires, les guides touristiques attendent les touristes de tout le continent.
Organiser une CAN, et encore plus à l’échelle prévue pour 2025, implique des investissements massifs pour les rénovations et constructions de stades, les infrastructures urbaines, les dispositifs de sécurité, la logistique, la communication… et on passe.
Autant de postes qui, additionnés, forment une enveloppe globale difficile à appréhender dans son ensemble.
À l’inverse d’un événement ponctuel financé par une seule ligne budgétaire, la CAN s’insère dans un réseau de projets préexistants, accélérés ou remodelés pour les besoins de la compétition.
Les chiffres qui circulent dans l’espace public tournent autour de 20 milliards de dirhams (1 860 680 400 Mds d’euros), un ordre de grandeur souvent repris par les médias.
Ce montant comprend essentiellement les dépenses d’infrastructures sportives (rénovation de stades existants et construction de nouveaux stades) et d’aménagements connexes nécessaires à l’accueil de la compétition. Cette non-consolidation est due à la nature de l’événement, évidemment. Une CAN ne se finance pas comme un seul projet isolé. Elle intègre plusieurs politiques publiques déjà mises en œuvre (équipements sportifs, urbanisme, mobilité). Plusieurs chantiers engagés ou accélérés à l’occasion de la compétition étaient initialement prévus dans des programmations détachées du calendrier sportif.
La plupart des dépenses de la CAN 2025 s’étale sur plusieurs exercices budgétaires. Les chantiers de rénovation de stades, par exemple, ont été lancés avant même l’annonce de l’attribution de la compétition, puis adaptés aux normes de la Confédération africaine de football.
Les autorités ont vendu ces rénovations comme des investissements à long terme, pour moderniser le parc sportif national. Et en effet, cela resservira dans très peu de temps, avec la Coupe du monde 2030 qui aura également lieu au Maroc, mais aussi en Espagne et au Portugal.

J-PM avec lebrief.ma

