Cuba appelle l’Amérique latine à “serrer les rangs” face aux États-Unis
“Peuples d’Amérique, serrons les rangs !”, a lancé le président cubain Miguel Diaz-Canel lors d’une manifestation à La Havane, convoquée en toute hâte par le Parti communiste au pouvoir, pour dénoncer “l’agression militaire” de Washington contre le Venezuela.
Lors de la manifestation, organisée sur la “tribune anti-impérialiste” de la capitale située face à l’ambassade des États-Unis, le dirigeant cubain a condamné l’”attaque brutale et perfide” lancée par Washington et “l’inacceptable, vulgaire et barbare enlèvement” de Nicolas Maduro.
“Personne, un minimum informé, ne peut ignorer ni sous-estimer les graves implications de tels actes criminels pour la paix régionale et mondiale”, a ajouté Miguel Diaz-Canel devant plusieurs milliers de personnes, dont l’ambassadeur du Venezuela à La Havane, Orlando Maneiro.
La Chine est « profondément choquée »
Lors d’un point presse accordé ce vendredi, le ministère des Affaires étrangères chinois s’est dit “profondément choqué et condamne fermement le recours flagrant à la force par les États-Unis contre un État souverain et leurs actions contre son président“.
Pékin ajoute que “ce comportement hégémonique des États-Unis viole gravement le droit international, porte atteinte à la souveraineté du Venezuela et menace la paix et la sécurité en Amérique latine et dans les Caraïbes. La Chine s’y oppose fermement“.
La Chine exhorte enfin “les États-Unis à respecter le droit international, les buts et les principes de la Charte des Nations Unies et à cesser de porter atteinte à la souveraineté et à la sécurité d’autres pays“.
Lula appelle la communauté internationale à agir
Dans un message fort sur X, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a appelé “la communauté internationale, par l’intermédiaire des Nations unies” à réagir fermement contre ce qui constitue “un précédent extrêmement dangereux pour l’ensemble de la communauté internationale“.
“Cette action rappelle les pires moments d’ingérence dans la politique latino-américaine et caribéenne et menace la préservation de la région en tant que zone de paix“, a-t-il ajouté. Les pressions et manipulations utilisées par Washington pour peser dans les différents pays d’Amérique sont en effet nombreuses, mais la capture d’un dirigeant est un acte d’une toute autre ampleur.
La Russie condamne les attaques états-uniennes
Le ministère des Affaires étrangères russe a condamné “un acte d’agression armée (…) profondément inquiétant et condamnable“, dans un communiqué. Moscou y réaffirme sa “solidarité avec le peuple vénézuélien” et regrette que “l’hostilité idéologique ait triomphé du pragmatisme d’usage” ainsi que des “prétextes intenables utilisés pour justifier de telles actions“.
“Nous sommes extrêmement alarmés par les informations selon lesquelles le président vénézuélien, Nicolas Maduro, et son épouse auraient été emmenés de force hors du pays à la suite de l’agression aujourd’hui par les Etats-Unis“, a également déclaré le ministère des Affaires étrangères, demandant “des éclaircissements immédiats sur cette situation“.
Le PCF dénonce l’offensive américaine
Dans un communiqué, le PCF “condamne avec la plus grande fermeté l’offensive militaire menée par les États-Unis contre le Venezuela, revendiquée par l’administration américaine” qui est “Cette intervention constitue “une violation flagrante de la souveraineté du Venezuela, du droit international et de la Charte des Nations unies.”
Le PCV dénonce « une grave violation de la souveraineté nationale »
Dans un communiqué, le Parti communiste du Venezuela (PCV) “condamne énergiquement cette agression impérialiste”, qui “constitue une grave violation de la souveraineté nationale et un acte d’agression militaire contre le peuple vénézuélien”.

