Les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars prochains. C’est un rendez-vous démocratique majeur dans les 34 communes de notre pays.

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Le contexte international est inquiétant avec la guerre au Moyen-Orient et la menace de choc économique sur le monde entier.

Le Maire est l’élu le plus proche des citoyens et le plus populaire car il s’occupe du quotidien de la population. Il a vocation à la défendre.

Il faut voter pour défendre vos intérêts et mettre en place des équipes sérieuses et honnêtes pour faire reculer la misère et développer des politiques sociales qui changent réellement la vie et font de la commune un échelon de résistance au capitalisme, au colonialisme, au néofascisme qui monte en France et dans le monde en s’appuyant sur la xénophobie, le racisme et la haine des émigrés.

Les jeunes se doivent de s’engager et  voter afin de pouvoir intervenir sur leurs vies et leur avenir. Sans leur mobilisation, leurs sentiments risquent de ne pas être pris en considération et ils continueront à  rester au bord du chemin.

Les trois priorités des citoyens seraient la sécurité, la santé, et le pouvoir d’achat, écrasé ici par la vie chère.

Ce sont trois sujets qui relèvent avant tout de l’Etat. Mais les citoyens, dégoûtés par la politique de l’actuel président de la République française, préfèrent se tourner vers les maires, élus de confiance par excellence. C’est cependant problématique au plus haut point. Car les communes n’ont ni les pouvoirs  ni les moyens de régler complètement la situation.

Exemple : la sécurité. C’est du domaine de l’Etat. Mais les élus souvent renforcent les polices municipales qui sont des polices de proximité. Les Maires exigent de l’Etat et du Préfet, son représentant, qu’ils investissent plus de moyens. C’est d’abord les plus faibles que l’insécurité pénalise. La lutte contre la circulation des armes et le narcotrafic doit être intensifiée par l’Etat comme il le promet.

De même, la santé. La Martinique est un concentré de déserts médicaux. Les maires se doivent d’améliorer l’accès aux soins en éduquant à la prévention et en facilitant l’installation de nouveaux médecins. Cela ne remplace pas l’hôpital qui est déficient.

Pour le pouvoir d’achat, les maires peuvent se mobiliser pour le logement social, pour reprendre la gestion de l’eau entre les mains des multinationales par l’intermédiaire des communautés de communes (Cacem, Espace Sud et Cap Nord), etc. Ils peuvent aider les ménages modestes avec les CCAS (Comité communaux d’action sociale).

Ils peuvent en outre aider les citoyens à mieux accéder à leurs droits qu’ils revendiquent insuffisamment par manque de connaissance et faire reculer le non-recours : RSA, Aspa (Allocation de solidarité aux personnes âgées), etc. 

D’une manière générale, un maire c’est un porteur de politiques publiques : s’occuper des anciens, des crèches, des écoles, des transports, du social, de la transition écologique, etc, sont ses domaines d’intervention privilégiés.

Pour cela il faut faire un bon usage de l’argent public alors que l’Etat et les gouvernements depuis Sarkozy(2008) diminuent les dotations aux communes, acculant les collectivités à augmenter les impôts tout en menaçant de supprimer l’octroi de mer.

C’est pourquoi il faut donner la préférence aux candidats mettant au cœur de leurs engagements la lutte pour la justice sociale et contre la corruption. Des candidats qui respectent l’argent du peuple et s’engagent sur la transparence de leurs gestions.

Nous publions dans ce numéro les noms des candidats soutenus par le Gran Sanblé.

A Fort-de-France, ville capitale, le PCM avec d’autres formations démocratiques soutient la liste Démaré Fodwans menée par le tandem Francis Carole-Béatrice Bellay qui veut donner un  “nouvel élan” à cette ville qui doit redevenir le phare de la Martinique.

Aux urnes citoyens pour donner à la Martinique an lot balan !

Michel Branchi