Depuis le 1er janvier 2026 un nouveau syndicat fait désormais partie du paysage syndical martiniquais : La STTM-FA-FPT (Syndicat des travailleurs territoriaux de Martinique, affilié à la Fédération autonome de la Fonction publique territoriale). Alors que la STTM-FA-FPT se présente comme le nouveau nom de la CGTM-SOEM-FSM-FA-FPT, la CGTM-SOEM a organisé une conférence afin de clarifier la situation entre les deux syndicats.
Selon la CGTM-SOEM, “des supports de communication diffusés auprès des agents publics laissent entendre qu’un syndicat dissident, remplacerait la CGTM-SOEM”, surtout à quelques mois des élections professionnelles. La CGTM-SOEM nous apprend que “des éléments factuels constatés sur le terrain montrent que cette confusion peut :
– Induire en erreur certains agents
– Altérer leur compréhension de l’offre syndicale
– Impacter leur libre choix au moment du vote”
Une prise de parole publique a été organisée à la Maison des Syndicats, où une cinquantaine de membres de la CGTM-SOEM sont venus avec l’intention de rétablir les faits de manière claire et documentée, présenter les éléments constatés et d’alerter sur les enjeux liés à la transparence du processus électoral.
La CGTM-SOEM prétend qu’il ne “s’agit pas d’un différend syndical, mais d’une question de transparence démocratique.”
Le secrétaire adjoint de la CGTM-SOEM Joël Aublivé dénonce les pratiques de la STTM-FA-FPT, où le secrétaire général n’est autre que Daniel Gromat : “Nou lé fè lé kanmarad sav ke ini an maldon ka alé anley maniyè yo ka sèvi la CGTM-SOEM. I ni an disidan ka di tout koté ke la CGTM-SOEM mô. Nou ka éséyé ouvè zié-yo pou yo sav ke nou ka rivé adan dé échéans ki très difisil : éleksyon pwofésionel […] si sé kolèg-la ka santi ke nou pa bon, résilta key wè dans les urnes […] nou ka plito fè yo sav ke kisa nou ka fè, epi résilta trayay nou.”
Après les élections municipales, le combat des salariés de la fonction publique ne fait que commencer afin de défendre le droit des travailleurs : “An lo mè rivé men nou pas av ki mennyé yo key yé. Nou rivé diskité épi an lo mè ki télé kouté nou, men épi éleksyon ki fini pasé, nou pas av. I ni an mè ki ja di « fok nou drésé sé kanmarad là”. Fok pa moun chanjé fizi épol yo san sav la yo ka alé” alerte Joel Aublivé.
Que s’est-il passé entre les deux syndicats ?
Rose-Marie Massée, secrétaire générale de la CGTM-SOEM, revient sur les causes de la scission entre la CGTM-SOEM et le STTM-FA-FPT : “Début 2022, nous avions une équipe où le secrétaire général était José Kanor. Durant et malgré toutes les mandatures de José Kanor, il n’a jamais été aux commandes de la CGTM-SOEM, celui qui a toujours été aux commandes, c’était Daniel Gromat qui se faisait passer auprès de toutes les instances, en tant que secrétaire général, alors que c’était José Kanor. Un moment donné, Daniel Gromat ne répondait plus aux valeurs de la CGTM et c’était une forme de dictature. Nous qui arrivons avec une autre vision du syndicalisme, nous avons demandé à José Kanor de prendre ses responsabilités en tant que secrétaire général et que ce n’était pas normal que Daniel Gromat fasse ce qu’il veut sous prétexte d’avoir été parmi l’équipe de ceux qui ont créé la CGTM-SOEM. Insatisfait, Daniel Gromat est parti et malgré ses tentatives de retour, il a donc créé le STTM-FA-FPT.”
Il faut cependant être vigilant sur cette confrontation syndicale. Les élections professionnelles sont prévues pour décembre 2026. La campagne syndicale est déjà lancée entre les deux syndicats.
J-PM





